Citations

le precieux ornement de la liberation de gampopa : le courage

Le courage est imperturbable lorsqu’il n’est pas ébranlé par les difficultés qui surgissent du fait des pensées, des émotions négatives et des souffrances.

La détermination irrévocable qualifie le courage de celui qui, selon le Soutra de la sublime bannière de victoire adamantine, ne recule pas lorsque les autres lui font du mal, sont indomptables, s’emportent, ont des croyances dégénérées…

Le courage s’accompagne d’humilité lorsqu’on ne fait pas une haute opinion des efforts qu’on déploie.

paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, aout 2013

La véritable liberté est un état de liberté absolue, un contrôle parfait de votre corps, de
votre parole, et de votre esprit. Alors, quelles que soient les circonstances externes ou
extérieures, vous êtes heureux. Vous agissez en toute conviction.
En ce qui concerne le corps, se concentrer sur l’intérieur veut dire, par exemple, faire
attention à son régime alimentaire, prendre soin de son corps, et faire tout ce qu’il faut
pour être plus résistant aux maladies et éviter un certain nombre de problèmes physiques.
Mais il ne s’agit là que de l’étape initiale.
Ensuite, la parole est très importante. Nous devons communiquer, nous n’avons pas le
choix sur ce point. Donc la parole doit posséder une certaine efficience – il est important
d’apprendre comment et de quelle manière communiquer, ainsi que l’art de faire passer
son message de manière appropriée.
Enfin et surtout, la véritable liberté réside dans vos pensées, dans votre esprit. En fin de
compte, la nature de votre action – le fait qu’elle soit bonne ou mauvaise – dépend de vos
intentions, de votre façon de voir les choses. Aussi, le facteur mental est très, très
important.
Donc, pour parvenir à la liberté, il faut discipliner son corps, sa parole et son esprit. Vous
pourrez de cette façon obtenir beaucoup plus de liberté qu’on pourrait croire.

QUESTION A sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, novembre 2013

La pratique et la vie ordinaire : trouver un équilibre
QUESTION : Trouver un équilibre : Prendre conscience de l’impermanence est quelque
chose d’important pour développer de la motivation dans la pratique. Malgré tout, les
laïcs sont encore majoritairement pris par le travail et la famille, et il leur reste peu de
temps pour étudier le dharma, pour la réflexion intérieure et la méditation. Est-ce que
nous devons nous efforcer de restreindre délibérément le temps consacré au travail en
cherchant un travail moins frénétique, et éviter de nous marier – ce qui augmente les
impératifs familiaux – afin d’avoir plus de temps pour la pratique ? Je pense que la
pratique est très importante, mais si nous continuons à exister après notre prochaine
respiration, le pain et le beurre, la famille et les amis, sont aussi importants. L’époque
actuelle ne nous permet pas d’être comme Milarepa, ni d’aller jusqu’à l’extrême de vivre
uniquement d’orties. Quels conseils pouvez-vous nous donner, à nous laïcs, afin que nous
puissions trouver un équilibre entre la pratique et notre vie ordinaire ?

La réponse de Sa Sainteté le Karmapa Thaye Dorje :

Tout d’abord, nous devons prendre conscience de la valeur de la pratique. Je pense que
la personne qui pose cette question semble avoir compris sa valeur.
Pour les autres, afin de pouvoir décider comment trouver un équilibre parmi toutes ces
choses, et de pouvoir comprendre les réponses, je pense qu’il est important de connaitre
la valeur du dharma du Bouddha.
Connaitre la valeur du dharma du Bouddha est étroitement lié au fait de connaitre la
valeur des autres, et au lien que nous avons avec eux. Donc, dans un certain sens, l’idée
d’effectuer une dichotomie entre le temps consacré à la famille et le temps consacré à la
pratique est un peu plus compliquée qu’il n’y parait à première vue.
Ainsi, il est nécessaire tout d’abord, de comprendre la valeur et le sens du dharma du
Bouddha. L’étape suivante consiste à poser la question: ‘Que puis-je faire, en fonction
d’où je suis en ce moment, en fonction de mes circonstances personnelles et du temps
dont je dispose ?’
Le point-clé est la gestion du temps, donc à nouveau, il faut se demander, ‘Qu’est-ce que
je peux gérer ?’ Bien sûr, il faut considérer cela de façon réaliste, en termes de ce qui est
gérable, ainsi qu’en termes de ce qui est nécessaire et de ce qui ne l’est pas. Il peut y
avoir beaucoup de choses auxquelles on consacre beaucoup de temps, qui ne sont
aucunement nécessaires, et je pense que nous devons alors trouver le courage d’être
capable d’abandonner petit à petit ces activités inutiles.

Cela peut varier d’un individu à l’autre. Pour certains, peindre peut être quelque chose
de bénéfique ; peut-être est-ce une manière d’être bénéfique à soi-même et aux autres.
Pour d’autres c’est purement une distraction, donc il s’agit de voir. Ce qui est
indispensable, c’est d’explorer honnêtement ce qui peut être accompli, ce qui peut être
géré, et ce qui est nécessaire et bénéfique.
Donc, je pense que si l’on couvre tous ces aspects, on parviendra à voir que la notion qu’il
n’y a pas assez de temps est fausse. En effet, le simple fait d’explorer ces questions nous
conduit inévitablement à trouver du temps – nous sommes déjà en train de progresser.
Du moins, nous obtenons une compréhension plus profonde de notre situation.
Une fois que nous avons exploré ces questions, nous sommes, je pense, arrivés à la
dernière étape. Celle-ci consiste à planifier notre existence de telle manière que nous
ayons la possibilité de faire tout ce qui est nécessaire et bénéfique. Dans ce cas, nous
devons trouver du temps pour pratiquer ; nous devons consacrer du temps aux autres ;
nous devons tout faire, et, en quelque sorte, le faire de manière équilibrée. Il est difficile
de trouver cet équilibre, mais il est important de faire ce genre de planning. Il est
également important de se souvenir que le dharma du Bouddha pénètre tous les aspects
de notre existence et de nos expériences, ainsi que nos relations avec les autres, et
qu’ainsi, d’une certaine manière, chaque instant est une opportunité pour pratiquer et
trouver un équilibre.

Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, avril 2020

La récitation des six syllabes
La récitation des six syllabes est comme une partition de notes musicales simples, ou un
écho de mélodie. Les pratiques plus élaborées sont comme des partitions orchestrales complètes. La musique ne possède aucun agenda, et il en est de même pour la pratique méditative. Mais, au milieu de la peur et l’anxiété, la méditation peut nous aider à trouver le calme et à nous concentrer. Donc, je vous en prie, veuillez pratiquer. Même le fait de prendre des précautions est aussi une pratique. Mais pratiquer cela aussi est comme de jouer de la musique.

Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, avril 2018

Soyez quelqu’un de bien
Notre but ultime est d’atteindre l’Eveil, mais nous devrions le faire petit à petit, et dans
l’esprit que, ‘Je ferai de mon mieux pour être un être humain aussi décent que possible.’
Le but suprême est l’Eveil, mais nous ne pourrons atteindre l’Eveil que dans la mesure où
nous sommes quelqu’un de bien. Donc focalisez votre énergie sur le fait d’être un être
humain respectable et décent – c’est déjà une tâche considérable !

Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, decembre 2016

Accepter le changement
D’une façon ou d’une autre, nous devons accepter que la forme c’est la forme, que
l’impermanence est l’impermanence, et que le changement est changement. Le
changement n’est pas (le fait de se transformer en) quelque chose d’autre. Donc c’est,
dans un sens, extrêmement simple : nous n’avons pas rien à faire qui soit élaboré ou
compliqué. Tout ce que nous avons à faire, c’est d’accepter ce qui est. Nous n’avons pas
besoin d’être sophistiqués et penser, ‘Peut-être qu’il ne s’agit pas de quelque chose
d’évident que l’on puisse voir, peut-être qu’il y a quelque chose en plus’ ou ‘Peut-être que
ce n’est pas ça, car c’est trop simple’. Nous devons trouver un équilibre. Le véritable
équilibre, c’est d’accepter le changement comme tel.

Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, aout 2016

Partager
Nous faisons de notre mieux pour suivre la voie. Nous ressentons les bienfaits de notre
pratique dans la paix qui s’installe dans notre esprit, la clarté, le focus et le sens qui
imprègnent notre vie. Puisque nous ressentons les bienfaits de la pratique, nous estimons
qu’il en va de notre responsabilité en tant qu’être humain, en tant que citoyen du monde,
de partager ces connaissances. Partager ces connaissances était également le désir du
noble Bouddha. Le Bouddha disait que nous avons la responsabilité de partager, pas
parce que quelqu’un nous a dit de le faire, ou parce que c’est notre devoir, mais parce
que c’est notre nature même de partager les connaissances qui nous ont été utiles.

Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, mai 2020

Les concepts et la nature humaine
Thaye Dorje, Sa Sainteté le 17ème Gyalwa Karmapa, partage une méditation sur les
concepts et la nature humaine

Nous n’avons pas à assumer le fardeau d’essayer de prédire le futur.
On ne peut en aucun cas saisir la nature mystérieuse du futur.
Le futur demeurera toujours dans le futur.
Par conséquent, on ne peut compter que sur des prédictions et prendre ses précautions.
Dans ce cas, regarder vers le futur peut alors avoir un sens.
Voir que le futur est incertain et mystérieux.
On osera alors le regarder, libre de toute décision, c’est-à-dire sans en être tracassé.
Ce concept du futur est un miroir pour le passé.
Penser à ce qui s’est déjà produit stimule déjà l’émerveillement.
C’est cela le futur.
A l’évidence, ni nos yeux ni nos autres portes de facultés sensorielles ne peuvent percevoir
le passé ou le futur.
Seul peut le faire notre esprit conceptuel.
Le temps est un concept, et seules les facultés conceptuelles peuvent percevoir des
concepts.
Si nous comprenons ceci, nous nous rendons compte que les concepts n’ont pas vraiment
beaucoup à voir avec la réalité.
Et pourtant, oser faire usage de concepts pour examiner la réalité peut être perçu comme
quelque chose de spécifiquement humain.
Qu’est-ce que l’humain ?
Est-ce ce corps ?
Est-ce que cet environnement externe et interne est l’humain ?
Bien sûr que non.
L’humanité est une force de la nature qui tente désespérément de se relier à la réalité ou
à la vie par le biais de concepts tels que le temps.
Cette tentative n’est ni bonne ni mauvaise.
C’est tout simplement ce que sont les êtres humains.
Mais si nous examinons ce schéma humain dans un état esprit d’attention bienveillante,
nous y trouverons une beauté inimaginable – les êtres humains essaient de faire quelque
chose qu’on ne pourra jamais faire : essayer d’immobiliser la vie en utilisant des concepts.
Avoir le courage de percevoir cela – c’est une pratique spirituelle.
Donc, pratiquez.

Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, septembre 2018

Le feu peut brûler. Si nous ne savons pas que le feu peut brûler, temps à autre il peut nous arriver de nous brûler. Si nous n’apprenons pas la leçon de cette expérience, si nous n’en extrayons pas la connaissance que, ‘Ok, ça brûle’, si nous n’apprenons pas ce que nous avons à apprendre, nous risquons par la suite de nous brûler accidentellement, encore et encore. Donc, chaque fois que nous rencontrons un problème, il y a toujours une leçon que nous pouvons en tirer, et ensuite, nous saurons ce qu’il faut faire dans l’avenir si les mêmes conditions se produisent.

Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, juin 2017

Les difficultés nous aident à grandir
Les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, peuvent nous aider à grandir.
De la perspective d’un bodhisattva, les difficultés auxquelles nous sommes confrontés,
sont ce que l’on appelle les ‘grands maîtres’, tels des joyaux-qui-exaucent-tous-les
souhaits, parce qu’ils nous permettent de grandir et d’évoluer. Ce sont des ‘défis-qui exaucent-tous-les-souhaits, des ‘maîtres-qui-exaucent-tous-les-souhaits’. Tous les
obstacles qui se dressent devant nous – qu’ils concernent notre santé, notre
développement mental, ou nos revenus – eh bien, fondamentalement n’importe quelle
difficulté, problème ou obstacle concernant notre vie de tous les jours – tous autant qu’ils
sont, si nous les abordons de la bonne manière, peuvent nous faire réellement, oui
réellement, grandir.

Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, juin 2016

A propos de l’autocritique. Il est important de ne pas critiquer notre mode de pensée, notre façon de voir le monde, de nous concevoir et de concevoir les autres. Ce que nous devons plutôt identifier, c’est que si nous désirons être heureux, le bon sens consiste à générer un coeur toujours plus sublime. Alors, grâce à la voie et à cette pratique, nous cultivons la joie perpétuelle, ou en d’autres termes, le fruit permanent. C’est une question de récolter le fruit en même temps que l’on plante la graine, pour ne jamais avoir à en manquer.

Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, juin 2016

Soyez reconnaissants envers les obstacles

Dans une perspective bouddhique, nous devons être reconnaissants envers les obstacles, car sans eux, nous n’apprendrions jamais rien. C’est grâce aux difficultés et aux défis que nous parvenons à trouver des solutions, certaines qui marchent, et d’autres, pas. Maismême si elles ne marchent pas, cela ne veut pas dire qu’il faille abandonner. Cela veut simplement dire qu’il faut essayer une fois de plus.


Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, juin 2015

Peu importe la distance
Même si nous sommes très proches les uns des autres, même si nous sommes loin les uns
des autres, le dharma est toujours là, notre dévotion est toujours là, notre confiance est
toujours là. Mais en ce qui concerne les pratiques essentielles, plus que tout ce sont elles
qui doivent être avec vous.


Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, octobre 2014

Il y a de l’espoir, il y a un moyen

Peu importe que les choses nous paraissent difficiles parfois, lorsque nous considérons l’état du monde, il y a toujours de l’espoir et un moyen de surmonter ces défis.


Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, octobre 2015

Surmonter les problèmes
Il semble parfois qu’il y aura toujours des problèmes ou des périodes difficiles d’une sorte
ou d’une autre, au cours de la vie – cela fait vraiment partie de la vie. Puisque cela fait
partie de la vie, lorsque les périodes difficiles s’annoncent, notre instinct est tout
naturellement d’essayer de trouver une solution pour les surmonter.
D’un point de vue bouddhique, la voie bouddhique est, en elle-même, une façon de
surmonter à la fois les causes et les conditions de toutes sortes de difficultés et de
problèmes. Cependant, la façon de surmonter un problème qui est propre à la voie du
bodhisattva, ne consiste pas simplement à essayer d’y échapper, mais à les vivre
pleinement et à apprendre – s’il y a quelque chose à apprendre – quelque chose qui ait
un sens.


Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, SEPTembre 2014

Un jour..
Puissions-nous un jour, utiliser chaque jour pour récolter et utiliser notre richesse
intérieure pour le bienfait de tous les êtres.


Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, novembre 2014

En tant que pratiquants, nous serons tous contraints dans une certaine mesure, à faire face aux émotions, aux défis, et aux obstacles que nous éprouvons dans la vie. Si nous ne les confrontons pas vraiment, nous ne réaliserons jamais notre véritable nature.


Paroles de sa Sainteté, le 17ème Gyalwa Karmapa Thaye Dorje, avril 2015

La paix se trouve maintenant : Parfois, lorsque nous sommes sous l’emprise de difficultés, il est difficile de sourire et de s’efforcer de générer de la positivité envers soi-même et envers ceux qui nous entourent. Il peut être bénéfique de réfléchir un instant aux personnes qui sont les plus importantes dans votre vie. Réfléchissez à leur bienveillance, aux sacrifices qu’ils ont parfois faits pour exprimer cette bienveillance. Lorsque nous éprouvons de la reconnaissance envers ces personnes, cela nous inspire à faire preuve de bienveillance, à partager un sourire, même si cela nous paraît extrêmement difficile. En effet, il ne s’agit pas de faire des années et des années de travail pour arriver finalement à générer quelque chose qui s’appelle la paix. Ce n’est pas comme ça. La paix se trouve maintenant.